Quelles ont été tes démarches auprès des éditeurs de bande dessinée (BD)? Lesquels as-tu contactés pour proposer les contes du Septième Monde à la publication traditionnelle et quelle a été leur réponse?
Euh... En fait, je crois que je les ai tous contactés. :) Au départ, je ne souhaitais pas vraiment réaliser une BD dans le but de me faire éditer : c’était plutôt un jeu ou un test, pour me prouver que j’en étais capable. Je dessine de façon intensive depuis des années maintenant. A ce stade, je crois qu’on peut véritablement parler d’obsession. C’est aux alentours de 2000 que l’idée de raconter une histoire a sérieusement commencé à me titiller... Mais c’est vers 2003 que j’ai pu profiter d’une période plutôt creuse au niveau boulot pour m’atteler à la conception de l’univers des Contes du Septième Monde. Après avoir réalisé un bon nombre de pages, et en voyant les critiques plutôt positives des amateurs de BD auxquels j’ai présenté mes planches, je me suis dis que finalement, je devrais peut être essayer de faire passer mon projet auprès des éditeurs... Quand le premier tome des Contes du Septième Monde a été bouclé, j’ai monté un petit dossier que j’ai envoyé en recommandé aux principales maisons d’édition...
Sur les 14 dossiers postés, trois éditeurs m’ont renvoyé le dossier sans autre forme de procès (ce qui est somme toute assez sympa, vu le nombre de requêtes du même type auxquelles un directeur éditorial doit faire face chaque semaine). Deux autres éditeurs m’ont restitué le dossier accompagné d’une lettre type malheureusement négative, et un autre ne s’est même pas donné la peine d’ouvrir l’enveloppe que je lui ai soumise : l’enveloppe a juste été attrapée, remise dans une enveloppe plus grande, et retour à l’expéditeur (c’est vrai que c’était en plein dans la période du festival d’Angoulême : ceux là devaient être débordés ! :)
Des 8 autres dossiers envoyés, je n’ai plus jamais eu de nouvelles. Sauf en ce qui concerne UNE SEULE maison d’édition qui semble ne pas encore avoir perdu sa dimension humaine. Il s’agit de Bamboo Editions (pour ne pas les nommer) dont le directeur éditorial m’a tout de même appelé à mon domicile pour m’encourager dans ma démarche, et me conseiller de ne pas lâcher le morceau... Savoir qu’il existe au moins une personne quelque part qui ne considère pas le dossier qu’on lui envoie comme un petit tas de papier anonyme sur le coin de son bureau réchauffe le cœur lorsque vous vous frottez à la jungle de l’Edition. Mais encore une fois, mon projet était un peu trop «sombre» pour cadrer avec leurs différentes lignes éditoriales, et nous n’avons pas pu collaborer.
D’après les infos que j’ai pu glaner depuis lors, il semblerait que le fait de présenter un projet déjà bouclé serait plutôt casse-gueule. Je me retrouvais donc avec une BD d’une cinquantaine de pages finalisées sur les bras, une envie mordante de continuer avec les Contes du Septième Monde et... pas d’éditeur. Mais comme je suis du genre têtu, je me suis dis que puisque la BD online commençait à cartonner outre atlantique, il était peut être temps de tenter une auto prod sur le Net... J’ai donc créé le site des Contes du septième Monde. Et c’est maintenant aux lecteurs, auxquels s‘adressent en premier lieu la Bande-Dessinée, de se faire une opinion sur mon travail...
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